Bilan d’intégration LIre et Ecrire numérique

 

 

 

 

Table des matières :

Introduction (p.4):

Mes motivations : un prolongement dans la transmission de l’informatique pour le         public de Lire et Ecrire, de la simple initiation de départ à l’atelier d’écriture             numérique.

– Description du  contenu du document : entre journées théoriques et retombées             pratiques.

1. Description de la formation complémentaire (p.4-6):

            1.1. Journées de formation et objectifs du cours :

– La création d’un blog personnalisé, avec ses heurs et malheurs.

– L’atelier d’écriture. Mon texte C’était, un compte rendu « atmosphérique ».

1.2. Mes objectifs par rapport au cours :

            – Confrontation et prolongement, entre une initiation à l’informatique et ses             développements possibles.

            1.3. Mes acquis et nouvelles compétences

            – La création et la gestion d’un blog.

– La mise en réseau et échanges divers.

2. Liens avec la pratique professionnelle (p.6-7):

            2.1. Illustrations des nouveaux acquis.

            – Redécouverte d’auteurs contemporains (Perec, Séné…).

– Complément bienvenu à Ilias, plateforme pédagogique de l’ALE          .

2.2. Liens avec la pratique professionnelle :

– Liens directs avec le projet valaisan Culture pour tous. CulturePass.

            – Mise en place d’un d’atelier d’écriture Visite au Musée d’art du Valais.

            2.3. Réflexions sur ces liens :

            – Nécessité d’ouvrir le projet à d’autres domaines culturels,  comme la musique ou la   danse.

– Importance du soutien des politiques.

3. Auto-évaluation (p.7-8) :

            3.1. Points forts et points de vigilance

– Dynamisation de la pratique, échanges entre formateurs, redécouvertes                   littéraires.

– Initiation à l’informatique: condition première à tout travail numérique.

            3.2. Apprentissages réalisés. Potentialités d’évolution:

– Aisance avec le net.

– L’apprentissage : une réalité toujours d’actualité, à tous les niveaux.

            3.3. Eléments à développer :

– Rubriques spécifiques à travailler : Tags, Thèmes…

            – Echanges entre pairs à intensifier

– Brièveté, simplicité : éléments clés.

Conclusion (p.8) :

L’illectronisme : le danger de demain. Ebauches de solutions.

            – Nouveaux horizons, éternels étudiants : Merci à l’Association Lire et Ecrire !

 

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Table des annexes :

 

– Annexe no 1 (p.9-15):

. Atelier d’écriture : Visite au Musée d’art du Valais. Descriptions et impressions face à quatre œuvres majeures de la collection. Proposition : V. Marty, janvier 2014 (https://vmartyzen.wordpress.com/).

 

– Annexe no 2 (p.16-17):

.Culture pour tous – CulturePass, projet de médiation des Musées cantonaux du Valais,  rédaction : V. Marty, décembre 2013  (https://vmartyzen.wordpress.com/).

 

– Annexe no 3 (p.18):

. Atelier d’écriture : Je me souviens. Description d’un vêtement d’enfance sur le mode de l’auteur contemporain Georges Perec, rédaction : V. Marty, janvier 2014 (https://vmartyzen.wordpress.com/).

. Atelier d’écriture : Entrée dans la maison en infra-ordinaire. Description d’un déplacement sur le mode de l’auteur contemporain Georges Perec, rédaction : V.Marty, janvier 2014 (https://vmartyzen.wordpress.com/).

 

 

– Blog de la formation Lire et Ecrire numérique, janvier 2014.

. http://lireetecrirenumerique.wordpress.com/: blog de la formation Lire et Ecrire numérique, donné par Renaud Schaffhauser, Formateur Lire et Ecrire, Section Nord Vaudois, janvier 2014.

 

 

 

 

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Introduction :

Motivations dans le choix de la formation complémentaire:

Lire et écrire numérique : un sujet central et d’actualité,  lorsque l’on sait que se crée aujourd’hui même une nouvelle génération d’illettrés, les illettrés numériques.

Le sujet de la présente formation m’attirait particulièrement, puisqu’il abordait le thème des mutations en cours, relativement aux divers supports de l’écrit. A cet effet, il proposait notamment la création et la gestion d’un blog, ainsi que l’animation d’un atelier d’écriture numérique : un programme aussi vaste que prometteur et qui m’a d’emblée interpellée.

 

De fait, en 2010, lors de mon entrée dans l’Association Lire et Ecrire, la responsable de la section valaisanne cherchait une personne susceptible d’animer une initiation à l’informatique adaptée au public de l’Association.

Sans être une férue du numérique -de loin pas-, l’informatique a toujours été pour moi un outil quotidien et incontournable, notamment dans mon métier d’historienne aux Musées cantonaux du Valais. Deux années durant, j’ai donc tenté d’introduire au mieux les bases informatiques à des personnes confrontées au problème de l’illettrisme. Intuitif et circonstancié, ce programme tendait à s’adapter au mieux aux attentes des apprenants et évoluait au rythme des apprentissages individuels, abordant tour à tour des domaines bien variés comme le traitement de texte, la messagerie ou les premières recherches sur internet.

La formation Lire et Ecrire numérique, proposée par l’Association en 2014, m’offre ainsi,  avec quatre ans de  recul, la possibilité de confronter ma méthode, personnelle et empirique, à d’autres modes de faire: une véritable aubaine, avec l’assurance de découvrir dans la lancée tout une panoplie  de possibilités insoupçonnées.

 

Description du  contenu du présent document.

Après un rapide compte rendu des journées de formation et de leurs objectifs, soit la création d’un blog personnel et la mise en place d’ateliers d’écritures, ce rapport abordera le sujet  des retombées pratiques de cet apprentissage théorique.

J’essaierai donc de montrer comment, en partant de la création de mon blog, j’ai esquissé un atelier d’écriture digital spécialisé dans le domaine de la visite du Musée d’art du Valais, à travers l’observation d’œuvres clés de la collection et la rédaction de textes par les apprenants de l’Association Lire et Ecrire.

Enfin, j’aborderai le sujet des prolongements possibles d’un tel apprentissage, avec ses compléments nécessaires et ses ouvertures d’avenir, tant au niveau de l’écriture de textes proprement dit, que de la connaissance du numérique, une réalité incontournable de demain.

 

1. Description de la formation complémentaire :

1.1. Journées de formation et objectifs du cours :

Axées sur les potentialités informatiques du monde de l’écrit, la formation abordait donc tour à tour, les domaines du blog, des outils informatiques de lecture et d’écriture adaptés au public Lire et Ecrire, ainsi que des échanges de pratiques entre formateurs.

 

Affilié à la section Nord vaudois de l’Association Lire et Ecrire et  animateur d’ateliers d’écriture,  notre formateur,  Renaud Schaffhauser, s’est d’abord penché sur la mise en place pratique d’un blog personnalisé pour chacun des participants, ainsi que sur les outils nécessaires au développement de ces blogs nouvellement créés.  La première activité a donc tourné autour des mises en place de départ : choix du navigateur adéquat, sélection d’images contextuelles sur le web, réglages des adresses e-mails… Une activité déjà complexe en soi, pour des utilisateurs réguliers, mais non professionnels de l’informatique.

Belle ironie du sort, ces recherches, tâtonnements… et parfois errances, nous ont rappelé l’inconfort de tout apprenant, face à un domaine non balisé. Curieux inversement des rôles, qui surprend autant qu’il apprend.

Dans un deuxième temps, la partie plus créative du cours a abordé le vaste domaine des ateliers d’écriture,  basés sur les ressources du web.   Diversifiée, cette formation nous a donc fait évoluer entre blogs et ateliers littéraires, mêlant avec pertinence technique et créativité.

 

A la suite et en guise de compte rendu « atmosphérique », mon texte, demandé en exercice par notre formateur, Renaud Schaffhauser, et traité  à la mode de l’écrivain parisien et blogueur renommé, Joachim Séné.  Posté sur le blog Lire et ecrire numérique (http://lireetecrirenumerique.wordpress.com), il décrit  mes impressions à l’état brut, de mon départ matinal jusqu’au soir et donne une vision générale, en toute subjectivité, de la teinte ambiante de ces journées de formation :

 

« C’était…

C’était la maison qui dort, le départ à pieds dans la nuit étoilée et le froid du chemin jusqu’à la gare.

C’était le train pour Yverdon, le jour qui pointe et la brume qui s’installe.

C’était entrer dans les locaux de l’Association et découvrir un formateur et de nouveaux collègues.

C’était, encore une fois, se confronter à  la toile et ressentir l’étrangeté du virtuel, pourtant si quotidien.

C’était attendre, se frotter à ses limites, s’impatienter -évidemment-, et, petit à petit…

découvrir.

C’était  des images qui apparaissaient, des textes qui s’imprimaient, un blog qui se constituait, une porte supplémentaire du numérique qui s’ouvrait.

C’était des auteurs -Georges Perec, Joachim Séné, Sylvie Catellin-… des impressions, des réflexions, des destinées.

C’était une page de possibles qui s’offrait, inédite et prometteuse : merci Renaud !

Valérie / janvier 2014 »

 

 

1.2. Mes objectifs par rapport au cours :

M’étant frottée au numérique,  deux ans durant, avec des apprenants de Lire et Ecrire, j’avais introduit une petite approche pratique de l’informatique, impliquant des aptitudes très basiques, soit la connaissance des lettres du clavier, l’ouverture d’un fichier word, son classement dans des dossiers, ainsi que, notamment,  les divers polices ou raccourcis principaux « ctrl ».

Mon objectif principal dans ce cours 2014 était donc de prolonger l’expérience, de voir la pertinence de ma méthode abordée précédemment et, surtout, de découvrir une prochaine étape, soit l’utilisation du numérique non plus comme un simple outil de travail pour la rédaction de correspondances privées ou administratives,  mais plutôt comme un moyen pour développer des connaissances élargies en écriture et lecture, notamment par le biais des ateliers d’écritures numériques.

 

1.3. Mes acquis et nouvelles compétences

Lors de cette formation de janvier dernier j’ai donc acquis la capacité de créer de manière autonome un blog personnel, une compétence que je n’aurai pas pris le temps d’aborder en solitaire.

L’ouverture d’un blog individuel dynamise significativement une pratique, puisqu’elle permet le développement de tout un monde, axé sur une thématique déterminée, avec le regroupement de textes, photographies, liens internet, bases de données et autres richesses qu’un classeur papier ne pourrait gérer indépendamment.

D’autre part, la mise en réseau d’un blog offre une multitude d’opportunités et de compléments, en lien avec d’autres blogueurs, dont l’ampleur devient aussi fascinante que vertigineuse.

 

Enfin, nos échanges, relatifs à nos diverses pratiques des ateliers d’écriture, m’ont permis de découvrir des techniques originales et de nouveaux supports, notamment dans le domaine musical. A titre d’exemple, l’écoute de mélodies classiques ou contemporaines, avec ses ramifications cognitives et émotionnelles,  m’apparaît désormais comme un support de premier ordre pour le déclenchement de l’acte même d’écriture, visée ultime de toute la démarche.

 

2. Liens avec la pratique professionnelle :

2.1. Illustrations des nouveaux acquis.

Alors que la pratique des blogs, assez spécifique, me semblait jusque là relativement éloignée de la réalité du  public de Lire et Ecrire, cette formation m’a permis de prendre conscience  l’étendue  des potentialités de l’écriture digitale. D’autre part, j’ai redécouvert, à un niveau autre, le grand intérêt du travail en réseau, qui permet de multiplier les contacts, les discussions et les échanges,  si nécessaires dans le domaine de la transmission des savoirs.

Une foule de nouveaux textes, d’auteurs contemporains comme Georges Perec ou Joachim Séné, tout à fait  adaptés à notre public,  apparaissent ainsi d’un simple clic et complètent magnifiquement la base de données déjà en place, Ilias. Même si cette dernière se révèle déjà en soi une source bien appréciable pour la préparation des cours Lire et Ecrire, elle ne demanderait qu’à être complétée par d’autres ressources extérieures : les blogs des différents formateurs de l’Association pourraient en devenir l’une d’entre elles, avec une belle pertinence.

 

2.2. Liens avec la pratique professionnelle.

Avec la collaboration des musées cantonaux, l’Association Lire et Ecrire section Valais projette actuellement de faire venir son public dans différents lieux culturels, vus  à priori comme intimidants, élitaire et donc peu attractifs, soit les salles d’exposition, de théâtres et de concerts, ainsi que les médiathèques, bibliothèques et librairies (voir annexes : Projet Culture pour tous- CulturePass).

Adaptable à l’envi, cette formation Lire et Ecrire numérique m’a permis d’initier un atelier d’écriture, intitulé VISITE AU MUSÉE D’ART DU VALAIS, qui propose à des visiteurs, peu initiés au domaine des arts plastiques, de visiter le Musée d’art du Valais avec un accompagnant spécialisé. Ce dernier parcourt les salles d’exposition avec les apprenants et leur montre quelques œuvres, très limitées en nombre. De retour dans les bureaux de l’Association, le formateur reprend, à l’aide de visuels de grands formats, les œuvres vues précédemment et propose un atelier d’écriture ciblé, portant sur une seule question : « Qu’est-ce que je vois ou imagine ? ». L’apprenant est ensuite invité à écrire quelques phrases commençant par « Je vois….. »

(Voir : https://vmartyzen.wordpress.com/2014/01/14/atelier-decriture-visite-au-musee-dart-du-valais/).

 

Les participants de la formation d’Yverdon se sont prêtés avec bienveillance à ce jeu de rédaction. Le résultat est aussi surprenant qu’encourageant. A titre d’exemple, le commentaire de l’un d’entre eux, Mohamed, relatif à une œuvre en noir et blanc, abstraite et géométrique (Equipo 57, Développement no 1) :

« Je vois une croix au centre. Je vois une foule de gens, des blancs et des noirs. Je vois un destin commun à tous. Notre destin, l’Humanité. »

 

2.3 Réflexion sur ces liens:

Une telle porte ouverte ne peut que stimuler les esprits et prolonger une réflexion pour la mise en place de nouvelles solutions dans la problématique de l’illettrisme. L’Association Lire et Ecrire et les musées cantonaux sont assurés du bien fondé d’une telle activité. Les politiques aussi, théoriquement. Reste à savoir si les finances suivront…

Un tel projet ne doit pas se cantonner aux domaines des musées, mais doit aussi s’ouvrir aux autres domaines culturels, notamment le monde de la musique, du théâtre, de la littérature ou de la danse. L’ampleur de cette visée implique des moyens financiers et donc le soutien de nos politiciens.

Un rêve solitaire reste un rêve ; un rêve commun devient un projet. Est-ce que nos autorités nous permettront de réaliser ce projet? Nous nous y attelons, en espérant être aussi pertinents que convaincants.

 

3. Auto-évaluation :

3.1. Points forts et points de vigilance :

Découverte et dynamisation de nouvelles pratiques, échanges entre formateurs, abord de nouveaux auteurs, cette formation m’a ouvert de grandes portes, me donnant l’envie de développer de nouveaux champs d’activités.

 

La difficulté ou l’exigence de la  pratique des blogs est qu’elle implique en amont la nécessité d’une initiation à l’informatique. La question est donc de savoir, si le blog est plus adapté à l’échange de données, textes, et expériences entre formateurs ou à des ateliers d’écriture pour les apprenants de l’Association.  Quoi qu’il en soit, un public en situation d’illettrisme n’implique pas forcément un public réfractaire au numérique. De loin s’en faut. L’usage des ateliers d’écriture numériques doit donc correspondre à des participants ouverts à l’informatique. Lorsqu’un tel public existe, la pratique de l’atelier d’écriture numérique ne peut qu’être fascinante et donc porteuse. Aux formateurs, de proposer en introduction, si besoin est, une initiation plus basique, au monde du numérique.

 

 

3.2. Apprentissages réalisés. Potentialités d’évolution:

A travers mes  nombreux va et vient dans les  méandres du net, je reconnais avoir pris un peu plus d’aisance dans le domaine de la navigation entre les sites, une condition première  à la  création d’une page numérique, ouverte, dynamique et dotée de liens multiples.

 

Au niveau des ateliers d’écritures, ces échanges m’ont ouvert bien des portes, entre les nouveaux sujets abordés et les modes de faire présentés. Je compte bien rebondir avec tout ce nouveau matériel, avec la conviction bienvenue que la notion d’apprentissage, infinie, sera toujours de mise.

 

3.3. Eléments à développer :

Dans le domaine du blog proprement dit, il me faut encore exploiter plus largement des notions spécifiques comme celles des Tags ou des Thèmes. D’autre part, l’idée même du blog implique des échanges entre pairs et donc le développement et la multiplication des articles postés, entre ajouts de photographies, textes et réflexions variées, afin de transformer un simple condensé d’informations diverses en un véritable outil d’échange entre blogueurs spécialisés.

Les possibilités d’ateliers d’écritures, multiples et exponentielles, nécessiteront encore bien des aménagements. Dans un premier temps, j’ai découvert, dans nos échanges entre pairs, que la simplicité, la précision et surtout la brièveté sont des ingrédients basiques pour le succès d’un atelier. Je dois y travailler, moi qui aurais tendance au développement et à la  multiplication des informations…

 

Conclusion :

Le concept d’illettrisme dans le domaine de l’information électronique implique un manque de connaissance des clés nécessaires à l’utilisation des ressources numériques de base. Sans une compétence minimale, le multimédia, de plus en plus présent dans notre quotidien,  devient ainsi une source  d’incompréhension,  de marginalisation, d’isolement et donc, dramatiquement, de radicale exclusion.

Ce danger de l’illectronisme se confirme de jours en jours plus sévèrement. Face à une telle menace, chacun s’entend pour dire que, si l’on ne se donne pas les moyens d’enrayer rapidement et efficacement le phénomène, il constituera l’un des fléaux majeurs de demain, pour tout un public, qui n’a pas vu -ou pas pu voir-,  son importance cardinal.

Dans ce contexte préoccupant, la formation Lire et Ecrire numérique propose des ébauches de solutions,  même pour un public plus fragile, devant faire face aux problèmes de l’illettrisme classique, qui implique, en soi déjà, des difficultés de lecture ou d’écriture sur simple support papier.

 

Echanges, dynamisation de la pratique, nouveaux horizons : cette formation a été à mes yeux un véritable plaisir, m’offrant en prime la possibilité de me glisser une nouvelle fois dans le statut privilégié de   « l’éternel étudiant » : une chance en soi.

Merci à l’Association de m’offrir, années après années, de telles opportunités.

 

                                                               Valérie Marty Zen-Ruffinen, Sion, février 2014

 

 

 

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Annexe no 1:

 

Blog : https://vmartyzen.wordpress.com/2014/01/14/atelier-decriture-visite-au-musee-dart-du-valais/

 

Atelier d’écriture: Visite au Musée d’art du Valais.

 

 

 

Scénario général (suite des articles)

1. Musée d’art du Valais : Un musée d’art au cœur des Alpes.

2. Ritz, Pèlerinage à Longeborgne.

3. Kokoschka, Le vignoble de Sion.

4. Equipo 57, Développement no 1

5. Flechtner, Glaser Grat (Alpes grisonnes).

 

 

 

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Musée d’art du Valais

Un musée d’art au cœur des Alpes

  • Un patrimoine régional, national et international..
  • L’image universelle de la montagne, du 18e siècle à nos jours.

 

 

Bienvenue au Musée d’art du Valais !

 

 

http://www.musees-valais.ch/musee-dart.html

 

 

 

 

 

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Raphaël Ritz, Pèlerinage à Longeborgne (VS), 1868

 

Que voyez-vous?

Qu’imaginez-vous  (souvenirs, impressions, sentiments…)?

 

Quelques pistes, parmi d’autres :

Ermitage de Longeborgne près de Sion. Pèlerins. Capucins. Divers types humains: ecclésiastiques, bourgeois, paysans. Religion comme valeur universelle.

 

 

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Oskar Kokoschka, Le vignoble près de Sion, 1947.

 

 

 

 

 

Que voyez-vous?

Qu’imaginez-vous  (souvenirs, impressions, sentiments…)?

 

 

Quelques pistes, parmi d’autres :

Valais intemporel, rural, voire folklorique (motif du vigneron et du mulet; point de vue traditionnel des châteaux et de la cathédrale). Couleurs criantes et contrastées. Expressionisme marqué.

Havre paisible et protégé au coeur de l’Europe, dans le contexte de l’immédiat après-guerre.

 

 

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Equipo 57, Développement no 1, 1961.

 

Que voyez-vous?

Qu’imaginez-vous  (souvenirs, impressions, sentiments…)?

 

 

Quelques pistes, parmi d’autres :Energie. Ondulation. Suggestion d’infini. Répétition modulaire. Diminution de la taille des modules de l’extérieur vers le centre de la grille. Echo à la complexité du monde. Abstraction géométrique.

 

 

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Flechtner Thomas, Alpes grisonnes, 2001

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que voyez-vous?

Qu’imaginez-vous  (souvenirs, impressions, sentiments…)?

 

 

Quelques pistes, parmi d’autres :

Paysage de silence. Méditation. Espace/Temps/Mouvement. Parcours à pieds. Trace fugitive de l’homme. Lanterne au sillage lumineux. Etoiles. Photographie.

Landart.

 

 

 

 

 

 

Annexe no 2 :

Projet: Culture pour tous – CulturePass.

Document de travail de la  médiation des musées cantonaux du Valais.

 

Intensifiant leur politique d’ouverture, les musées cantonaux se tournent résolument vers un public autre. Peu ou pas habitué au monde des institutions culturelles, ce dernier implique notamment les professions techniques et manuelles, le monde des ouvriers et des migrants, ainsi que les milieux associatifs, dont celui de l’illettrisme.

 

En élargissant ainsi leurs portes, les musées renforcent l’un de leurs axes prioritaires : diffuser largement la notion de culture comme lieu d’interrogation, de découverte et d’enrichissement, ainsi que comme vecteur de connaissance et d’ouverture au monde : Accès à la culture – Accès au monde. Culture ouverte – Culture pour tous.

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Partenariat de départ :

Collaboration entre la Médiation des Musées cantonaux, l’Association Lire et Ecrire section Valais et le Musée d’art en particulier, afin de concrétiser un projet, en s’appuyant sur des institutions de référence.

 

Visites :

Visites spécialisées, accompagnement personnalisé, public invité et en nombre limité.

– L’essentiel : l’adaptation à la réalité des visiteurs, en particulier dans les œuvres sélectionnées, les sujets abordés, le langage utilisé.

Interactivité : dialogues, questions, échanges d’impressions continues entre médiateurs et participants.

– L’accueil : une attention particulière doit être mise sur l’accueil de ce public sensible. Elle implique l’intégration des gardiens, comme véritable accompagnants, ainsi qu’un verrée finale qui clôt le rendez-vous dans la convivialité.

Commentaires thématiques, avec un choix serré d’œuvres emblématiques, témoignant du quotidien des hommes, de leurs professions, de leurs familles et de leurs milieux.

– Quelques exemples parmi d’autres :

. Raphaël Ritz, Endiguement du Rhône ; Maria Ceppi, Zeitdokument: commentaire centré sur les aspects techniques et sociologique de la scène.

. Spencer Tunick, Le glacier du Rhône ; Walter Niedermayr, Les Violettes : commentaire sous angle sociologique et écologique.

. Flechtner, Lichsteiner : oeuvres « méditatives », pour un public en quête de détente et de ressourcement ;

. Ecole de Savièse : œuvres comme témoignages d’une société rurale condamnée à disparaître.

. etc…………

 

Documentation pédagogique :

– Par la médiation des musées cantonaux :

. Flyer à réaliser en amont, précisant programme. Info à diffuser régulièrement, à travers un réseau de « personnes relais » déjà sensibilisées.

. Documentation sur la visite en tant que telle: avec illustrations et textes brefs, à offrir en fin de visites (à transmettre aussi aux accompagnants pour d’éventuels prolongements).

. Et encore : dossiers pédagogiques des musées cantonaux, agendas annuels, Journal des musées, etc..

– Par les plateformes pédagogiques romandes et suisses:

. Ilias, site de l’Association Lire et écrire, Scénarios Ecrire au musée, pour faciliter la première prise de contact du public non initié avec le monde intimidant des musées (cf annexes).

. Fide, site d’intégration de l’Office fédéral des migrations, divers scénarios pour apprivoiser le nouveau.

 

Agenda 2014-2015:

– Quatre visites thématiques trimestrielles, soit en septembre 2014, janvier, mars et juin 2015.

– Public de départ : Membres de l’Assoc. Lire et Ecrire. Limitation à 10 personnes par visite.

– Horaires : les samedis, en début d’après-midi, 14 h – 15 h 30 (dont les 30 dernières minutes pour la verrée de clôture).

 

Développement:

Rapide diversification des partenariats :

. Département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC) :

. Services de la Culture (Plateforme culturelle, …),

. Service des affaires sociales…. ;

. Ville de Sion : Commission culturelle, Service social ;

. Forum Handicap Valais (32 partenaires au service du handicap), Office régionaux de        placement (ORP), Fondation pour le développement durable (FDDM), Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO), Centre ORIPH, Croix rouge, Intégration pour tous (IPT)…..

 

Le CulturePass : l’enjeu principal.

Introduction d’un système de CulturePass, proposant des visites ponctuelles dans différents lieux culturels, comme la Médiathèque, les librairies, les théâtres.

Dans ce contexte, les Musées cantonaux se profileraient comme l’institution de référence du CulturePass.

– Pour prendre toute sa valeur, un tel projet ne se défend que dans une logique de partenariat multiple, entre les différentes institutions culturelles et sociales. Sans le CulturePass et limité aux seuls musées cantonaux, il serait condamné à s’essouffler et se perdre dans un futur très proche.

 

 

V. Marty Zen-Ruffinen / 3 décembre 2013

(https://vmartyzen.wordpress.com/)

 

Annexe no 3 :

Ateliers d’écriture sur le mode de Georges Perec.

 

 

JE ME SOUVIENS

(SOUVENIRS LIÉS AUX VÊTEMENTS D’ENFANCE).

 

Je me souviens de mes chaussures de ski, bien trop grandes, et que j’avais perdues dans la neige, en montant à téléski.

 

Je me souviens des robes en laine, tricotée par ma mère,  que tous les parents de mes camarades d’école trouvaient « trooop jolies » : moi, je rêvais de jeans.

 

Je me souviens de mon pull bleu, trop beau,  acheté lors de mon voyage d’étude à Venise.

 

                    V. Marty Zen-Ruffinen / janvier 2014

(https://vmartyzen.wordpress.com/).

 

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MA MAISON EN INFRA-ORDINAIRE.

(Description du monde qui m’entoure, en version NEUTRE, avec annulation des verbes).

 

 

Porte.  Corridor. Lumière. Jaune. Verdure. Bien être.

Nuit, applique sous le meuble, difficile. Interrupteur. Enfin. Cheminement possible.

Entrée imprévue. Beaucoup de jeunes. Bruit. Agitation. Gaieté. Chouette, mais pas trop longtemps. Bonjour à tous. Fuite en chambre. Calme retrouvé. Ouf.

 

 

                                                                     V. Marty Zen-Ruffinen / janvier 2014

(https://vmartyzen.wordpress.com/)

 

 

 

 

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Projet: Culture pour tous – CulturePass.

Document de travail.

Culture pour tous – CulturePass.

Projet de médiation des musées cantonaux.

Intensifiant leur politique d’ouverture, les musées cantonaux se tournent résolument vers un public autre. Peu ou pas habitué au monde des institutions culturelles, ce dernier implique notamment les professions techniques et manuelles, le monde des ouvriers et des  migrants, ainsi que les milieux associatifs, dont celui de l’’illettrisme.

En élargissant ainsi leurs portes, Les musées renforcent l’un de leurs axes prioritaires : diffuser largement la notion de culture comme lieu d’interrogation, de découverte et d’enrichissement, ainsi que comme vecteur de connaissance et d’ouverture au monde : Accès à la culture – Accès au monde.  Culture ouverte – Culture pour tous.

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 Partenariat de départ :

Collaboration entre la Médiation des Musées cantonaux, l’Association Lire et Ecrire et le Musée d’art en particulier, afin de concrétiser un projet,  en s’appuyant sur des institutions de référence.

 Visites :

– Visites spécialisées, accompagnement personnalisé, public invité et en nombre limité.

– L’essentiel : l’adaptation à la réalité des visiteurs, en particulier dans les œuvres sélectionnées, les sujets abordés, le langage utilisé.

– Interactivité : dialogues, questions, échanges d’impressions continues entre médiateurs et participants.

– L’accueil : une attention particulière doit être mise sur l’accueil de ce public sensible. Elle implique l’intégration des gardiens, comme véritable accompagnants, ainsi qu’un verrée finale qui clôt le rendez-vous dans la convivialité.

 – Commentaires thématiques, avec un choix serré d’œuvres emblématiques, témoignant du quotidien des hommes,  de leurs professions, de leurs familles et de leurs milieux.

– Quelques exemples parmi d’autres :

. Raphaël Ritz, Endiguement du Rhône ;  Maria Ceppi, Zeitdokument: commentaire          centré sur les aspects techniques et sociologique de la scène.

  . Spencer Tunick, Le glacier du Rhône ; Walter Niedermayr, Les Violettes :          commentaire sous angle sociologique et écologique.

         . Flechtner, Lichsteiner : oeuvres « méditatives », pour un public en quête de détente                                     et de ressourcement ;

. Ecole de Savièse : œuvres comme témoignages d’une société rurale condamnée à          disparaître.

. etc…………

 

Documentation pédagogique :

– Par la médiation des musées cantonaux :

. Flyer à réaliser en amont, précisant programme.  Info à diffuser régulièrement, à          travers un réseau de « personnes relais » déjà sensibilisées.

. Documentation sur la visite en tant que telle: avec illustrations et textes brefs, à offrir                                          en fin de visites (à transmettre aussi aux accompagnants pour d’éventuels                      prolongements).

. Et encore : dossiers pédagogiques des musées cantonaux, agendas annuels, Journal                                      des musées, etc..

– Par les plateformes pédagogiques romandes et suisses:

Ilias, site de l’Association Lire et écrire,  Scénarios Ecrire au musée, pour faciliter la          première prise de contact du public non initié avec le monde intimidant des musées (cf      annexes).

Fide, site d’intégration de l’Office fédéral des migrations, divers scénarios pour          apprivoiser le nouveau.

Agenda 2014-2015:

– Quatre visites thématiques trimestrielles, soit en septembre 2014, janvier, mars et juin 2015.

– Public de départ : Membres de l’Assoc. Lire et Ecrire. Limitation à 10 personnes par visite.

– Horaires : les samedis, en début d’après-midi, 14 h – 15 h 30 (dont les 30 dernières minutes pour la verrée de clôture).

Développement:

– Rapide diversification des partenariats :

. Département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC) :

. Services de la Culture (Plateforme culturelle, …),

. Service des affaires sociales…. ;

. Ville de Sion : Commission culturelle, Service social ;

. Forum Handicap Valais (32 partenaires au service du handicap), Office régionaux       de placement (ORP), Fondation pour le développement durable (FDDM), Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO), Centre ORIPH, Croix   rouge, Intégration pour tous (IPT)…..

– Introduction d’un système de « CulturePass », proposant des visites ponctuelles dans différents lieux culturels, comme la Médiathèque, les librairies, les théâtres.

Dans ce contexte, les Musées cantonaux se profileraient comme  l’institution de référence du « CulturePass ».

– Pour prendre toute sa valeur, un tel projet ne se défend que dans une logique de partenariat multiple, entre les différentes institutions culturelles et sociales. Sans le « CulturePass » et limité aux seuls musées cantonaux, il serait condamné à s’essouffler et se perdre dans un futur très proche.

                                                                                              V. Marty Zenruffinen / 3 décembre 2013

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Oskar Kokoschka, Le vignoble près de Sion, 1947

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Que voyez-vous?

Qu’est-ce que cela évoque pour vous (souvenirs, impressions, sentiments…)?

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Valais intemporel, rural, voire folklorique (motif du vigneron et du mulet; point de vue traditionnel des châteaux et de la cathédrale).  Couleurs criantes et contrastées. Expressionisme marqué.

Havre paisible et protégé au coeur de l’Europe, dans le contexte de l’immédiat après-guerre.